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L’ACCORD DE
VANCOUVER

L’histoire de Bill :

Genesis Creations

par Marcia Nozick, directrice exécutive d’EMBERS

Reproduit et traduit avec la permission d’EMBERS Success Stories

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Compagnon menuisier de talent, Bill a failli tout perdre pour la cocaïne. Et puis un jour, dans une allée sale et humide du Downtown Eastside, il a touché le fond du tonneau. C’est alors qu’il a décidé d’aller chercher l’aide d’un programme de réadaptation. Et ça a marché! Un jour à la fois, Bill a commencé à rebâtir sa vie. Comme bien des clients d’EMBERS qui sont passés par des crises graves, Bill était en train de reprendre le dessus sur sa vie quand il a débarqué chez nous.

Quand Bill est arrivé à EMBERS en juin 2004, il travaillait comme menuisier pour diverses entreprises de construction. C’était un ouvrier remarquable, mais il n’avait aucune idée de la façon d’exploiter une entreprise.

Ses ambitions étaient modestes : il voulait préparer un plan d’affaires, obtenir un prêt d’une banque pour acheter un camion et des outils, et lancer sa propre entreprise. Il était passé par les voies habituelles auprès des banques, mais comme sa vie de toxicomane lui avait laissé un mauvais crédit, les banques l’ont renvoyé.

Devant sa détermination, son profond désir de rester sobre et son énergie, nous avons bien vu que Bill avait ce qu’il fallait pour réussir. Avec quelqu’un pour l’encadrer, il a fini son plan d’affaires et, toujours soutenu par EMBERS, il s’est lancé dans une relation d’affaires avec VanCity à qui il a soumis son dossier et qui lui a accordé un prêt, en raison de sa personnalité, par l’intermédiaire d’une succursale locale.

Ses efforts ont porté fruit. Bill a ouvert Genesis Creations. J’ai revu Bill six mois plus tard. « Alors, comment ça va? », lui ai-je demandé. Et Bill m’a répondu : « Tout va extraordinairement bien. Jamais je ne me serais imaginé que je pouvais avoir tout ce que j’ai maintenant dans ma vie. Mes affaires sont florissantes. J’emploie six personnes. Et puis je suis fiancé. » En plus, Bill s’était acheté une copropriété avec un prêt hypothécaire qu’il avait obtenu de VanCity avec son dossier de crédit favorablement révisé. Quel revirement! Et les bonnes nouvelles ne sont pas arrêtées là! Quand j’ai revu Bill cinq mois plus tard, il avait vendu sa propriété à un bon prix et l’avait remplacée par une maison neuve à Langley où il habite maintenant.

EMBERS lui a accordé un soutien à un moment critique de sa vie et lui a ouvert des possibilités qu’il a saisies sans hésiter pour devenir l’homme d’affaires prospère qu’il est maintenant. La société EMBERS est fière du travail qu’elle fait parce qu’en plus d’aider les gens, elle augmente leur valeur économique en leur donnant les moyens d’accroître leurs revenus et en réduisant les dommages collatéraux qu’entraîne la pharmacodépendance. Les toxicomanes ont besoin d’argent pour entretenir leur dépendance et pour en trouver, ils doivent souvent s’adonner à des activités criminelles.

Maintenant, Bill a une vie bien remplie. Outre ses succès professionnels et son épanouissement personnel, il réalise un rêve, celui de rendre à la communauté ce qu’elle lui a donné. Il fait travailler des gens du programme de réadaptation qui, comme lui, travaillent dur pour recommencer leur vie, sainement et sobrement.

Dernières nouvelles (juillet 2009)

Bill continue d’avancer avec enthousiasme et énergie. Il a surmonté le ralentissement économique en se lançant dans la construction de décors pour l’industrie du cinéma.

Depuis 2004, EMBERS reçoit un soutien financier de l’Accord de Vancouver pour son aide au développement des entreprises, sa formation en entrepreneuriat et son Programme de développement des micro-entreprises.

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