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L’ACCORD DE
VANCOUVER

L’histoire de Hinda :

EMBERS fait naître l’espoi

par Cheryl Rossi

Reproduit et traduit avec la permission du Vancouver Courier
Version originale parue le 29 novembre 2006

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Quand Hinda Abdillahi préparait de la nourriture pour ses amis, ils n’arrêtaient pas de la complimenter et de la pousser à lancer sa propre entreprise culinaire. Mais Hinda Abdillahi, qui avait travaillé comme chef dans son pays d’Afrique de l’Est et qui avait émigré au Canada en 1990 avec un jeune bébé, ne savait pas trop par où commencer. Elle n’avait pas de contacts, pas d’argent et aucune connaissance des exigences de la loi dans ce domaine.

Elle réussissait tant bien que mal à subvenir aux besoins de sa petite famille et avait même trouvé du travail dans des restaurants réputés, mais les heures tardives l’empêchaient de s’occuper de son fils. Et puis, elle n’avait pas les moyens de se payer une gardienne. C’est alors qu’elle a découvert l’Eastside Movement for Business Renewal Society ou EMBERS. « Cet organisme m’a ouvert des portes, car je n’avais pas de contacts », explique-t-elle. EMBERS l’a aidée à se faire un réseau, à s’inscrire à des marchés de produits agricoles et à trouver la cuisine de l’église où elle fabrique ses conserves.

C’est en 2005 que Hinda a commencé à vendre ses sauces, ses confitures, ses chutneys, ses salsas et ses vinaigrettes dans des foires d’artisanat. Depuis avril dernier, elle les vend à Granville Island.

Même si elle travaille plus d’heures qu’avant, Hinda Abdillahi apprécie la liberté qu’elle a d’établir son propre horaire et donc de passer du temps avec son fils, maintenant âgé de 15 ans. Avec sa micro-entreprise, elle subvient aux besoins de sa famille et est fière de son autonomie.

La société EMBERS a été créée en 2002 par Marcia Nozick, résidente de Strathcona et spécialiste en développement économique communautaire. C’est la continuation de projets de développement économique communautaire menés par la ville, à partir de fonds municipaux et fédéraux.

Les participants à EMBERS reçoivent un encadrement personnel et n’ont à assumer que les frais d’impression des documents qui leur sont donnés. La société propose des services de mentorat, des cours de littératie en matière financière et des bourses qui vont jusqu’à tripler les économies faites par les participants pour leur campagne de marketing ou le démarrage de leur entreprise. La société continue aussi de soutenir les entreprises pendant leurs trois premières années.

« Les gens font ce qu’ils aiment faire et cela leur donne des ailes! », raconte Marcia Nozick. Elle remarque que plus de 98 p. 100 des entreprises de la Colombie-Britannique sont de petite taille, la plupart des micro-entreprises. Bien souvent, le propriétaire en est le seul employé. « Souvent, on regarde les très gros projets, de plusieurs millions de dollars, et on se laisse impressionner, mais en réalité, ce sont les petits entrepreneurs qui ont le plus d’impact », rappelle Marcia.

Dernières nouvelles (juillet 2009)

Depuis juillet 2009, Hinda Abdillahi a sa propre cuisine commerciale et continue de vendre ses produits à Granville Island et dans d’autres marchés de produits agricoles du Lower Mainland.

Depuis 2004, EMBERS reçoit un soutien financier de l’Accord de Vancouver pour son aide au développement des entreprises, sa formation en entrepreneuriat et son Programme de développement des micro-entreprises.

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